Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>OpinionMise à jour 13.05.2011 16h27
La longue route des droits de l'homme aux Etats-Unis

Les médias américains ne manquent jamais de soulever la question des droits de l'homme en Chine dès qu'ils en ont l'occasion, aussi n'a t-il pas été surprenant de la voir ressortir à nouveau lors du dialogue stratégique et économique sino-américain de deux jours, qui s'est achevé ce mardi.

Bien que les co-présidents du dialogue des deux pays se soient félicités des discussions qu'ils ont qualifié de fructueuses, comme l'a fait remarquer la Secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton lors d'une conférence de presse conjointe mardi, la plupart des résultats obtenus ne feront peut-être pas la une des médias.

Au contraire, les responsables se sont encore vus harcelés au sujet de leurs discussions sur les droits de l'homme, avec un journaliste citant les évènements actuels au Moyen-Orient. Les médias occidentaux se targuent depuis longtemps de leur objectivité et de leur position apolitique, mais les questions posées ont incité le Vice-ministre chinois des Affaires Etrangères Cui Tiankai à leur rappeler de faire attention à celles ayant un contenu politique.

Quiconque n'a pas d'idées préconçues ne manquera pas de reconnaître les améliorations « historiques » que la Chine a apportées aux droits de l'homme de ces citoyens, a dit M. Cui.

Les idées préconçues déforment les idées des gens et les empêchent de regarder les choses –comme les autres pays, par exemple- avec objectivité. Et les idées préconçues viennent de l'ignorance.

Quand certains Chinois ont traversé le « rideau de fer » pour aller visiter les pays occidentaux dans les années 1970, ils regardaient la vie locale comme à travers des verres teintés. On raconte qu'un jour, après avoir visité un centre commercial un matin, et avoir vu peu de clients, un vétéran de la révolution fit remarquer que le capitalisme était si cruel que les gens n'avaient même pas les moyens de venir dans ces centres commerciaux.

Bien entendu, aujourd'hui, les Chinois ne tirent plus de conclusions aussi déformées, car des centres commerciaux et des grands magasins similaires ont fleuri partout dans les grandes villes de Chine, pour satisfaire l'appétit de consommation toujours plus grand des Chinois.

Mais de la même manière, certains en Occident n'en ont pas appris beaucoup plus sur la Chine. Ainsi certains comprennent-ils de manière erronée le fait que le Gouvernement compte sur la population –et en particulier les retraités- pour l'aider à maintenir l'ordre public, accusant de ce fait la Chine d'être un « état policier ». Mais ce qu'ils n'ont pas compris, c'est que ces personnes âgées sont volontaires pour participer, car ce faisant elles protègent aussi leur propre domicile contre le chaos possible.

Aucun Chinois qui a souffert pendant la « Révolution Culturelle » (1966-1976), qui fut un temps pourtant appelée une ère de « grande démocratie », n'a la moindre envie de voir revenir cette époque.

Nous Chinois ne disons jamais que notre système politique et notre système social sont exempts de défauts. En fait, un de nos objectifs dans la construction d'une société aisée est d'assurer une meilleure participation démocratique à la prise de décisions politiques. De nombreuses communautés rurales ont introduit des séries de programmes destinés à s'assurer que les affaires de la communauté sont décidées par les agriculteurs pour les agriculteurs.

Ce sera un processus politique et légal long et difficile pour la Chine avant qu'elle n'atteigne son but, tout comme cela l'a été pour les Etats-Unis, qui ont dû passer par de nombreux essais et tribulations. Les citoyens américains sont fiers de leur histoire de démocratie et de liberté, mais je me souviens que lors de ma visite au National Underground Railroad Freedom Center de Cincinnatti, le guide du musée nous avait dit que la plupart des révolutionnaires de l'indépendance américaine possédaient des esclaves, alors même qu'ils étaient en train de rédiger la Déclaration d'Indépendance, qui affirmait que « tous les hommes naissent égaux »...

Durant ma visite au Musée d'Histoire de Chicago, j'ai aussi appris qu'en 1887, quatre hommes furent exécutés pour le massacre de Haymarket Square du 4 mai 1886, alors même qu'il n'y avait pas la moindre preuve reliant ces hommes à la bombe qui avait explosé sur le marché.

Il a fallu 144 ans aux Américaines pour obtenir le même droit de vote que les hommes. Il a fallu 188 ans pour que toutes les barrières soient levées et permettent aux Afro-américains de jouir des mêmes droits politiques que les Blancs.

Il y a 25 ans, j'ai eu l'occasion de prendre un bus Trailways de la Caroline du Nord à New York. Je fus choqué de voir alors le regard dur que posa le chauffeur blanc sur un jeune Afro-américain à l'air studieux.

Mais aujourd'hui, quand je me promène dans les rues de Washington ou de new York, je vois des Afro-américains plus fiers et plus confiants que lors de mes premiers voyages aux Etats-Unis il y a 25 ans.

Pour autant, certains survivants des Freedom Riders, qui se sont rassemblés pour marquer le 50e anniversaire de leur campagne, estiment qu'il est toujours nécessaire de s'occuper de la discrimination raciale, afin de pouvoir assurer des droits civiques pleins et entiers aux Afro-américains.

Aussi, cessons de montrer du doigt, et promouvons des programmes destinés à améliorer nos deux sociétés.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Le Sichuan se relève, trois ans après le séisme
Le président Hu appelle aux efforts conjoints pour faire progresser le partenariat sino-américain (vice-PM chinois)
Comment traiter les traumatisms post-séisme
Le vol d'oeuvres d'art à la Cité Interdite doit déclencher une alarme
Le siècle de l'Asie est-il devant nous ?
Comment créer un "royaume idéal sur Internet" ?
Les Etats-Unis doivent évaluer à sa juste valeur la contribution du Pakistan à la lutte anti-terrorisme