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Français>>OpinionMise à jour 26.05.2011 14h26
La voie du Tibet vers la démocratie

Se libérer d'une autocratie féodale, cela veut dire que tout le monde profite de droits égaux et participe à l'auto-gouvernance.

La libération pacifique du Tibet il y a soixante ans a marqué un tournant historique, car elle a mis fin à une autocratie féodale millénaire et ouvert la voie à une nouvelle ère pour la région.

Jusqu'à sa libération pacifique en 1951, le Tibet était une société féodale hiérarchisée classique, où les gens étaient divisés, selon deux codes en treize articles et seize articles, en trois classes et neuf rangs. Ces deux textes disposaient que des personnes différentes jouissaient d'un statut différent.

Le Tibet était gouverné par un régime féodal politico-religieux marqué par le servage, dans lequel la classe possédant les serfs, comprenant les moines et les prêtres de haut rang et les aristocrates séculiers ne représentaient que 5% de la population de la région. Cette minorité puissante contrôlait toutes les terres et les ressources. Les serfs, quant à eux, étaient privés de tout moyen de production et n'avaient ni liberté ni droits politiques.

Le 23 mai 1951, le Gouvernement Central chinois signa un accord avec le Gouvernement local du Tibet sur la libération pacifique de ce dernier, disposant et garantissant explicitement les droits du peuple tibétain à l'autonomie, sous la direction du Gouvernement Central.

Cependant, une confrontation féroce éclata entre les propriétaires de serfs de la classe supérieure et le peuple tibétain, sur la question de savoir si la région devait réformer son système politico-religieux marqué par le servage après 1956. Dans l'espoir de maintenir l'ancien système intact, certains propriétaires de serfs complotèrent et organisèrent une rébellion armée générale en mars 1959.

Après l'échec de la rébellion, le 14e Dalai Lama s'enfuit en Inde où il créa un soit-disant gouvernement en exil et promulga une pseudo-constitution.

Après 1959, le people tibétain mena une série de réformes démocratiques radicales visant à faire disparaitre l'ancien régime autocratique, séparant la politique de la religion et émancipant tous les serfs de leur dépendance envers un propriétaire.

La formation d'un système électoral politique complet à divers niveaux du gouvernement local symbolisa la naissance d'une vie politique démocratique dans la région. A la date de 1961, c'est un total de 283 gouvernements locaux de niveau district et 1 009 de niveau commune qui avaient été établis grâce au vote des citoyens.

Et le 25 août 1964, le Congrès National Populaire, la législature suprême du pays, approuva la proposition du Conseil des Affaires de l'Etat de créer la Région Autonome du Tibet. En septembre de la même année, la première session du Congrès du Peuple Tibétain s'ouvrit à Lhasa, symbolisant l'établissement formel de la région autonome.

Depuis lors, les politiques démocratique tibétaines ont connu de remarquables avancées, et l'adoption par le pays de la politique de réforme et d'ouverture en 1978, en particulier, a mis la construction politique socialiste démocratique du Tibet sur une voie institutionnalisée, standardisée et procédurale. Et à part les efforts continus du pays pour améliorer le système automome du Tibet au niveau constitutionnel, le Gouvernement de la Région Autonome a également promulgué une série de règlements et de règles administratives dans ce but.

Le Tibet a mis en oeuvre l'autonomie et l'auto-gouvernance du peuple à la base, et fondé un congrès populaire et une conférence consultative politique populaire, qui ont, de manière efficace, assuré les droits de l'homme dans la région et favorisé son développement social et économique.

Les Tibétains peuvent réellement exercer leur droit d'administrer les affaires régionales et de l'Etat via le Congrès National Populaire et le congrès populaire local. En fait, la décision du Gouvernement Central de créer un système autonome au Tibet montre qu'il respecte le désir du peuple tibétain de gérer ses propres affaires, et elle témoigne aussi du soutien total qu'il apporte au développement de l'économie et de la société locales.

Entre 1980 et 2010, le Gouvernement Central a organisé cinq réunions pour élaborer des directives de politique et des mesures pour la Région Autonome du Tibet. Une série de mesures spéciales et préférentielles ont été adoptées durant cette période pour faciliter le développement du Tibet. Avec l'aide des finances centrales et de l'assistance du reste du pays, le peuple tibétain a réalisé des progrès remarquables vers la construction d'un tibet prospère avec des caractéristiques distinctives dans sa voie de développement.

L'histoire montre que les soixante années qui se sont écoulées ont été une période lors de laquelle le Tibet a construit et fait avancer sa propre politique démocratique. Aujourd'hui, le peuple tibétain est son propre maître. Et il a aussi le droit de participer aux affaires de l'Etat et de gérer les affaires locales.

La politique socialiste démocratique chinoise, qui ne cesse de mûrir, est une garantie pour les intérêts fondamentaux de tous les habitants du Tibet, et elle contribuera à favoriser son développement général, coordonné et durable, qu'il soit économique ou social.

L'auteur, Lian Xiangmin, est chercheur au Centre Chinois de Recherche en Tibétologie.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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