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| Un nouveau cliché des sévices infligés aux prisonniers irakiens par leurs gardiens américains |
Le président français Jacques Chirac a dénoncé dimanche implicitement les sévices infligés par des soldats américains à des prisonniers irakiens, au cours d'un dialogue avec 400 jeunes à l'Elysée, au côté du Premier ministre britannique Tony Blair.
Il a affirmé que l'humiliation entraîne des réflexes d'agressivité. "Chaque fois que vous humiliez, d'une façon ou d'une autre, vous créez des réflexes d'agressivité", a indiqué M. Chirac.
"Le respect de l'autre est la clé du développement et de la paix dans le monde", a-t-il ajouté. Jacques Chirac dénonce les sévices contre les prisonniers irakiens
Le président Jacques Chirac a ainsi affirmé qu'il était évident qu'aujourd'hui une très grande majorité d'Irakiens ressentent mal des forces de paix qu'ils considèrent comme des forces d'occupation.
"Il est donc très urgent de transférer la réalité, et ceci sans ambiguïté, de la souveraineté et des pouvoirs à une autorité authentiquement irakienne et reconnue comme telle par le peuple irakien", a déclaré M. Chirac.
L'envoyé spécial de l'ONU Lakhdar Brahimi a préconisé la mise sur pied d'un gouvernement de technocrates en vue d'un transfert de pouvoirs au 30 juin, et jusqu'à des élections générales en janvier 2005.
M. Chirac a annoncé que "la France s'associera à cette réflexion" au Conseil de sécurité de l'ONU alors que les Etats- Unis souhaitent une résolution pour appuyer le transfert du pouvoir entre la coalition et un gouvernement irakien.
Pour sa part, Tony Blair qui reste le meilleur allié des Etats- Unis en Irak, a soutenu que "ce qui est important maintenant c'est de faire en sorte de parvenir à un accord aux Nations Unies sur un transfert total de la souveraineté au peuple irakien après le 30 juin".
(Xinhua)