Le plus haut gradé de l'armée américaine en Irak, le général Ricardo Sanchez, pourrait avoir assisté à des interrogatoires à la prison d'Abou Ghraib quand des sévices y ont été pratiqués, a rapporté samedi le quotidien "The Washington Post" sur son site internet.
Selon le témoignage de l'avocat militaire d'un soldat accusé d'avoir commis des sévices à Abou Ghraib, un officier affecté à cette prison avait dit que le général Sanchez était présent lors de quelques "interrogatoires et/ou sévices allégués commis sur des prisonniers", a raconté le journal en citant l'enregistrement d'une audition militaire.
L'avocat, le capitaine Robert Shuck, a précisé que le même officier lui avait affirmé que le général Sanchez et d'autres officiers supérieurs étaient au courant de ce qui se passait dans le quartier Tier 1A d'Abou Ghraib, selon le journal.
L'avocat militaire a également déclaré qu'un sergent mobilisé dans la prison était prêt à témoigner que les officiers du renseignement militaire lui avaient dit qu'infliger des sévices aux détenus était "bien ce qu'il faut faire", selon le quotidien.
Le capitaine Shuck est le défenseur du sergent Ivan Frederick de la 372e compagnie de police militaire qui encourt la cour martiale pour des accusations de sévices.
(xinhua)