Le Premier ministre britannique Tony Blair est confronté à de nouvelles pressions après des fuites d'un avis du ministre de la Justice mettant en cause la légitimité de la guerre en Irak, à une semaine seulement des élections, a rapporté jeudi le Guardian.
Cet avis, signé du ministre Lord Goldsmith, est daté de mars 2003, une semaine avant la seconde tentative sans succès des Américains et Britanniques pour obtenir une résolution des Nations unies sur l'Irak.
Il met en garde qu'un tribunal international "pourrait bien conclure" que l'invasion en Irak est illégale, à moins que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne n'apportent des preuves tangibles de méfaits et de non-coopération du gouvernement de Saddam Hussein.
Toutefois, M. Blair était entré en guerre en insistant sur les armes de destruction massive supposément possédées par le dirigeant irakien et sur la menace qu'elles auraient constituée pour la Grande-Bretagne (et les autres pays). Ces allégations se sont depuis révélées fausses.
L'opposition conservatrice a saisi cette opportunité pour accuser M. Blair de "tromperie grossière", devant le parlement et le peuple britannique.
Cette révélation survient alors que M. Blair espérait se concentrer sur les questions nationales dans sa campagne électorale, et détourner l'attention du public de la guerre en Irak, qui lui a coûté beaucoup en popularité.
Toutefois, malgré l'image écornée de M. Blair, les analystes politiques prédisent toujours une victoire de son parti Travailliste lors des élections générales le 5 mai.
(xinhua)