Récemment, une exposition spéciale a été ouverte au musée de l'armée de l'air allemande pour commémorer le 60e anniversaire de la libération du camp de concentration nazi de Langenstein - Zwieberge et procéder ainsi à un examen de la responsabilité de l'armée de l'air allemande dans les atrocités commises dans ce camp de concentration.
Avec pour titre “Au bout du tunnel, on ne voit toujours pas de lumière”, cette exposition spéciale, dont les principaux objets exposés sont constitués de copies des archives du musée du camp de concentration de Langtnstein - Zwieberge, se tient dans le grand hall du musée de l'armée de l'air allemande du 22 avril au 28 août de l'année en cours. Elle constitue une composante de l'ensemble des expositions ayant pour thème “la guerre et la paix” organisées par la mairie de Berlin dans le cadre de la célébration du 60e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Camp satellite du fameux camp de concentration nazi de Buchenwald, le camp de concentration de Langenstein-Zwieberge a commencé à accueillir, à partir du mois d'avril 1944, des détenus que le gouvernement nazi transférait d'autres camps de concentration pour les forcer à creuser dans la région un tunnel où devait être mis en place un atelier spécialisé dans la fabrication de moteurs de type nouveau et d'autres pièces détachées d'avions de combat. C'est pourquoi le camp de Langestein-Zwieberge a été l'une sections externes du camp de Buchenwald connues pour la rudesse de ses conditions de travail et de vie. Jusqu'à sa libération par l'armée alliée en avril 1945 - alors il a été mis en place depuis à peine un an - le camp de concentration de Langestein-Zwieberge a reçu pour travail forcé quelque 21 000 détenus originaires de 23 pays, dont environ 10 000 y ont péri.