La pauvreté, la fraude, la violence domestique et le manque d'éducation sont les principales causes des filles de rue de se retrouver victimes des trafiquants sexuels, ont rapporté jeudi les médias locaux cambodgiens.
Une étude sur les filles de rue de l'organisation « Violence against Women and Children of Cambodia ? VAWCC (violence contre les femmes et les enfants de Cambodge) a montré que 58% d'entres-elles font ce travail en raison de la pauvreté et 38% à cause d'un manque d'éducation, a rapporté Rasmei Kampuchea.
Le rapport a été publié lors d'un atelier intitulé "la situation des ouvrières sexuelles de rue" la semaine dernière à l'Institut National de l'Education au Cambodge. L'étude s'est déroulée entre décembre 2005 et janvier 2006.
Les recherches sur la famille de ces filles ont montré que plus de 50% d'entre elles ont plus de cinq frères et surs de mêmes parents, 42% sont divorcés, 33% sont célibataires, 30% ont un enfant, et 38% ne sont pas allés à l'école.
La pauvreté compte pour 58%. L'étude a également constaté que, parmi les victimes féminines, 71% ont été violées par des groupes de bandits.
M. Ek Branit, directeur exécutif de VAWCC, a indiqué que l'objectif de cette recherche était d'identifier l'arrière plan et les expériences de ces jeunes femmes, afin d'identifier les problèmes et les difficultés qu'elles font face quotidiennement et, d'examiner le regard et l'attitude que la société porte sur elles. Cette recherche permettra de publier des recommandations pour les organismes gouvernementaux et permettre de mieux cibler les mesures qui répondront au mieux aux besoins de ces personnes.
M. Chan Sotheavy, député secrétaire du ministère de la justice, a indiqué : "les résultats sont des points positifs. Nous devons les analyser et identifier leurs problèmes pour découvrir pourquoi elles ont été jetées dans cette situation, de sorte que nous puissions installer pour elles des politiques et des protections légales."
Source: le Quotidien du Peuple en ligne