Alors que les principaux acteurs internationaux étaient réunis à Rome pour trouver une solution diplomatique à la crise au Moyen-Orient, l'UE a accru sa mobilisation sur le plan politique et humanitaire.
Après avoir appelé à un cessez-le-feu immédiat, depuis la capitale italienne, le ministre finlandais des Affaires étrangères, en charge de la Présidence de l'UE, Erkki Tuomiojia, et la commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero- Waldner, devaient s'envoler pour la région. La Présidence a aussi convoqué le 1er août à Bruxelles une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères des Ving-cinq.
Pour répondre aux besoins immédiats de la population libanaise, la Commission européenne a débloqué mercredi une nouvelle aide de 10 millions d'euros, et annoncé 30 millions à venir dans les prochaines semaines, une fois obtenu le feu vert du Parlement européen et du Conseil.
L'ensemble porterait l'aide humanitaire de l'exécutif européen à 50 millions d'euros depuis le début de la crise.
Autre priorité immédiate, l'évacuation des ressortissants européens du Liban. Pour l'heure, plus de 40 000 personnes sont arrivées à Chypre et la Présidence tente de coordonner les efforts des Etats membres. Mais certains ressortissants sont bloqués dans des zones de combats comme à Blida.
Le sort des ressortissants des pays en développement qui travaillent au Liban, estimés entre 100 000 et 200 000, en majorité asiatiques, préoccupe l'Union. La Commission a débloqué une aide de 11 millions d'euros pour aider ces pays à évacuer leurs ressortissants, via Chypre, la Syrie ou la Jordanie.
Source: xinhua