Le Premier ministre français François Fillon a lancé lundi la "révision générale" des politiques publiques, appelant à une administration nouvelle.
Dans son discours à l'occasion du lancement de cette réflexion sur la réforme de l'Etat, le Premier ministre a décrit une nouvelle administration marquée par la "simplicité" et l'" innovation", qui "fait sauter les murs entre les administrations", et qui deviendrait un "atout" poue la compétitivité de l'économie française.
M. Fillon a fait le constat des "maux" de l'administration actuelle : "insuffisance de l'évaluation, complexité des procédures, inflation normative, manque de souplesse dans la gestion des carrières, quasi absence de rémunération au mérite, approche trope mécanique des statuts, mal-être de certains fonctionnaires, manque de mobilité professionnelle, inquiétudes de l'encadrement supérieur, faiblesse du dialogue social..."
Le problème de l'administration est un problème "politique", a souligné le Premier ministre, promettant de moderniser l'Etat, pour la "cohésion sociale", la "compétitivité du pays" et la " fierté nationale".
Il a attribué au problème de l'administration la "montée inexorable" des dépenses publiques, un taux de prélèvement obligatoire supérieur de quatre points à la moyenne européenne. Il a promis un "choc politique" et "une véritable révolution" dans la réforme de l'Etat, avec le lancement de la révision des politiques générales, évoquant des réflexions sur "les fins de toute action publique". Il a proposé une conférence en automne prochain des fonctionnaires, de leurs représentants, et des usagers, sur les valeurs et les attentes du service public.
"Il est hors question de procéder par coupes sombres", a indiqué M. Fillon, mettant l'accent sur une "maîtrise raisonnée" de dépenses publiques. Sur les 70.000 fonctionnaires partant à la retraite chaque année, un sur deux ne sera pas remplacé, a-t-il expliqué, et les fonctionnaires seront "gagnants en termes financiers" de cette économie des effectifs.
Source: xinhua