La conférence internationale sur le Darfour, organisée sous l'égide des Nations unies et de l'Union africaine (UA), a débuté dimanche à Tripoli en présence de représentants du Soudan et de ses voisins, ainsi que de puissances occidentales.
L'envoyé spécial de l'ONU, le Suédois Jan Eliasson, et son homologue africain, Salim Ahmed Salim, président la réunion qui devrait marquer la fin de la phase de convergence des initiatives diplomatiques et le début d'un processus de pré-négociations, selon les organisateurs.
Cette réunion, qui doit se terminer lundi, se tient avant une décision de l'ONU sur le financement d'une opération hybride de maintien de la paix au Darfour, qui consistera à remplacer la force africaine de 7.000 hommes mal financés et mal armés par une force robuste de plus de 20.000 hommes financée par la communauté internationale.
Le commissaire de l'UA pour la paix et la sécurité, Saïd Djinnit, ainsi que des représentants des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, dont l'envoyé spécial du président américain George W. Bush au Soudan, Andrew Natsios, et l'émissaire de la Chine, Liu Guijin, étaient présents à l'ouverture de la conférence.
Des représentants des rebelles soudanais qui se trouvent à Tripoli à l'invitation du pays hôte ne participent pas à la réunion, selon le vice-ministre libyen des Affaires étrangères, Ali Abdel Salam Triki.
Le conflit au Darfour, une région en guerre dans l'ouest du Soudan, qui dure depuis plus de quatre ans, a fait plus de 200. 000 morts et deux millions de déplacés, selon des organisations internationales.
Source: xinhua