Le président français Nicolas Sarkozy, qui a présidé mardi le sommet du Conseil de sécurité sur la paix et la sécurité en Afrique au siège de l'ONU à New York, a proposé trois axes pour aider l'Afrique à relever des défis.
Les crise au Darfour et en Somalie, la pauvreté et le sous- développement, des facteurs profonds qui nourrisent le déserpoir et la guerre, les réseaux criminels organisés, les trafics illicites et le réchauffement climatique sont les défis les plus graves auxquels font face le continent africain, a estime le président Sarkozy.
L'Afrique aspire à relever tous ces défits. Nous devons l'y aider. Pour ce faire, la France entend agir selon trois axes, a précisé le président français.
-- Le premier axe, c'est un partenariat renforcé avec l'Union africaine.
La coopération entre l'UA et l'ONU a déjà enregisré des progrès considérables. La France souhaite aller plus loin en renforçant dans le cadre de l'Union européenne, les capacités africaines à maintenir la paix. Le programme EURO RECAMP, à l'initiative de la France, en est la première étape.
-- Le deuxième axe, c'est la mise en oeuvre d'actions concrètes pour aider au règlement des principaux foyers de crise du continent.
La France fait de la crise au Darfour et de ses conséquences régionales une priorité. L'ouverture, le 27 octobre à Tripoli, des négoications politiques sous l'égide de l'ONU et de l'UA est un motif d'espoir. La France appelle fermement tous les chefs rebelles non signataires de l'accord d'Abuja, en particulier M. Abdulwahid Nour, à s'asseoir à la table des négociations. Elle invite également la communauté internationale à ne ménager aucun effort pour garantif un déploiement rapide de la force hybride de l'UA et de l'ONU.
La stabilité du Darfour ne sera pas possible sans la mise en oeuvre intégrale de l'accord de paix global entre le Nord et le Sud du Soudan. De même, la communauté internationale devra apporter tout son appui financier, par exemple par le biais d'un fonds fiduciaire, à la reconstruction du Darfour et au développement d'un Soudan uni.
Enfin, la France se réjouit de l'adoption de la résolution autorisant le déploiement d'une opération internationale au Tchad et en République centrafricaine. Le Consel de sécurité temoigne ainsi de sa détermination à oeuvrer pour la paix et la stabilité dans la sous-région.
Le troisième axe, c'est de remettre le respect de la personne humaine au coeur de l'action collective.
Le principe de la responsabilité de protéger a été proclamé il y a deux ans, ici même aux Nations Unies. Le moment est venu pour nous tous de montrer qu'il y a bien, derrière ces mots, la réalité de l'action et de la volonté. Soyons sans concession sur le respect des droits de l'homme, le soutien à l'Etat de droit, l'impératif de la justice et sur l'impunité. Les responsables d'atrocités devront répondre de leurs actes devant la cour pénale. Soyons aussi sans concession sur l'exigence de bonne gouvernance, condition essentielle du développement.
L'Afrique n'a pas besoin de pitié ni de compassion. L'Afrique d'aujourd'hui n'a besoin que d'une chose: notre engagement à ses côtés et notre action pour soutenir sa vitalité. Il ne tient qu'à nous de construire avec les Africains, en particulier ici, aux Nations Unies, le partenariat étroit et efficace qu'ils nous proposent, indispensable à leur sécurité comme à la nôtre, a souligné M. Sarkozy.
Source: xinhua