Onze chefs d'Etat et de gouvernement et quatre ministres des Affaires étrangères des pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont passé en revue, mardi après-midi, les principaux défis à la paix et à la sécurité auxquels l'Afrique est confronté et cette réunion historique a été l'occasion de reconnaître la nécessité de renforcer le partenariat entre les Nations Unies et l'Union africaine, comme l'illustre l'exemple du Darfour.
Présidée par le président frnaçais Nicolas Sarkozy, cette réunion au sommet visait, à renforcer la mobilisation de la communauté internationale en faveur de l'Afrique, et à dégager, avec les représentants de l'Union africaine, des pistes concrètes et ambitieuses.
Malgré les difficultés qui subsistent dans de nombreux pays, des signes encourageants commencent à apparaître en Afrique, a constaté le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui a ouvert ce débat. Soucieux d'investir davantage dans la prévention et la médiation, afin d'éviter l'éclatement de conflits, M. Ban a annoncé qu'il proposerait le mois prochain à l'Assemblée générale un renforcement du département des Affaires politiques.
Ce qui se passe en Afrique nous concerne tous, a assuré le chef d'Etat français. Pour lui, il n'y a aucune contradiction entre la mobilisation de la communauté internationale et le souhait de voir les Africains prendre leur destin en main. A l'instar de plusieurs de ses homologues, M. Sarkozy a souhaité un partenarit renforcé entre l'ONU et l'Union africaine. On peut progresser parce que nous sommes tous ensemble au service d'une Afrique qui va croire à nouveau en son avenir, a-t-il déclaré.
Le président sud-africain, M.Thabo Mbeki, a assuré le Conseil de sécurité de l'engagement du continent africain à régler lui- même les questions de paix et de sécurité. L'Afrique prend ces problèmes très au sérieux, a-t-il lancé, en soulignant le rôle moteur de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) au Liberia et en Côte d'Ivoire et les initiatives africaines au Burundi, en République démocratique du Congo (RDC) et au Soudan.
Trop de promesses ont été faites à l'Afrique, a déclaré M. Alpha Oumar Konaré, président de la Commission de l'Union africaine, espérant que ce débat du Conseil de sécurité soit suivi d'effets. Il a mis en avant que l'Afrique ne doit plus être le théâtre de lutte d'influence. La dynamique de l'intégration doit conduire au dépérissement des bases militaires étrangères sur le continent, a-t-il poursuivi. M. Konaré a par ailleurs souhaité l'adoption d'une convention internationale sur les armes légères qui, en Afrique, a-t-il fait remarquer, sont des armes de destruction rapide.
Source: xinhua