Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a affirmé mardi que la question nucléaire touchant son pays était "close", une affirmation à laquelle plusieurs pays ont fait écho en évoquant la possibilité de sanctions plus lourdes.
"J'annonce officiellement qu'à notre avis la question nucléaire iranienne est maintenant close et a repris le caractère d'une question ordinaire de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)", a déclaré hier Mahmoud Ahmadinejad lors d'une intervention de 38 minutes à l'Assemblée générale, la plus longue de la journée.
La question du nucléaire iranien constitue un exemple flagrant de la manière dont les mécanismes actuels fonctionnent mal, a-t-il affirmé.
Estimant que son pays avait jusqu'à présent rempli ses obligations vis-à-vis de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), il a souligné que celle-ci ne dénie pas aux Etats qui le souhaitent le droit de développer l'énergie nucléaire à des fins strictement civiles .
Pourtant, certaines "puissances" siégeant au Conseil de sécurité n'ont cessé de politiser le dossier en empêchant l'Iran d'exercer ce droit légitime, a indiqué le président iranien.
Ce dernier a assuré que son pays allait poursuivre le développement de ses activités nucléaires, dans le respect des exigences de l'AIEA, dédaignant les manoeuvres politiques illégales de ces mêmes puissances.
Il s'est déclaré satisfait de la manière dont l'Agence avait tenté de jouer de nouveau pleinement son rôle en défendant les droits de ses membres, tout en surveillant leurs activités nucléaires.
"Bien sûr l'Iran a toujours été et sera prête à avoir des pourparlers constructifs avec toutes les parties", a-t-il souligné.
S'adressant ensuite à tous ceux qui se sont montrés hostiles à l'Iran depuis près de cinq ans, M. Ahmadinejad leur a recommandé de tirer les enseignements de l'histoire et de leurs actions récentes et de ne pas s'en prendre à d'autres Etats membres et organisations.
Face à ces affirmations, la chancelière allemande Angela Merkel s'était déclarée mardi favorable à des sanctions plus lourdes contre l'Iran si ce pays ne se plie pas à la volonté de la communauté internationale.
Auparavant, le président français Nicolas Sarkozy avait affirmé que "si l'Iran a droit à l'énergie nucléaire à des fins civiles, en laissant ce pays se doter de l'arme nucléaire, nous ferions courir un risque inacceptable à la stabilité de la région et du monde. Nous menacerions l'existence même du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP)".
"Je veux dire au nom de la France que cette crise ne sera résolue que si la fermeté et le dialogue vont de pair", a dit Nicolas Sarkozy.
Pour sa part, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est dit convaincu de parvenir à une solution négociée avec l'Iran.
Source: xinhua