La police pakistanaise a eu samedi un accrochage avec les manifestants réunis devant la Commission électorale (CE) afin de protester contre la candidature du général Pervez Musharraf à la présidentielle, a rapporté la chaîne de télévision Dawn news.
Les manifestants, des avocats pour la plupart, ont brandi des slogans contre le gouvernement suite à la nomination du président sortant Musharraf comme candidat à l'élection présidentielle du 6 octobre prochain.
A coups de bâton et en faisant usage de gaz lacrymogène, la police a dispersé la foule qui a brisé les barricades pour se diriger vers la Cour Suprême, et arrêté plusieurs dizaines d'activistes, a rapporté l'agence de presse News Network International (NNI).
En outre, la police a empêché les activistes de deux partis de l'opposition, Jamaat-e-Islami et Muslim League-Nawaz, de s'approcher du bureau du chef de la CE.
Jeudi, le Premier ministre pakistanais Shaukat Aziz a officiellement présenté à la Commission électorale la candidature de M. Musharraf pour la prochaine élection présidentielle.
Le lendemain, les neuf membres de la Cour suprême ont rejeté, par un vote de six voix contre trois, les recours intentés par l'opposition et des avocats pour mettre en cause la double fonction du général Musharraf, jugeant anticonstitutionnel le fait d'assumer à la fois les postes de chef d'Etat et de chef de l'armée.
Les partis de l'opposition et les avocats ont rejeté ce verdict, affirmant qu'ils présenteraient une nouvelle pétition et continueraient les protestations.
Source: xinhua