L'Iran "ne souhaite pas que sa politique en matière nucléaire fasse l'objet d'une vision discriminatoire de la part de la France", écrit le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki dans son article publié mercredi par le journal français Le Monde.
Dans son article, le chef de la diplomatie iranienne se demande "ce qui s'est passé pour qu'un certain nombre de nos amis français, sans prendre en compte la place historique de leur pays en Europe, aient opté pour un ton très éloigné de celui qu'on pouvait attendre d'une vieille diplomatie".
Selon lui, contrairement à Paris et Londres qui demandent des "sanctions unilatérales" contre l'Iran, "l'Espagne, l'Italie l'Autriche et l'Allemagne ont annoncé leur préférence pour davantage d'efforts diplomatiques".
M. Mottaki fait entendre que la politique nucléaire de l'Iran du temps du Chah avait en France "reçu l'approbation de tous les hommes politiques, jusqu'au plus haut niveau". A l'époque "les Français ne se sont posé aucune question concernant les objectifs du Chah".
Après l'arrivée au pouvoir en mai du président Nicolas Sarkozy, la France a durci son attitude sur la question nucléaire iranienne, en prônant notamment l'adoption de sanctions européennes en plus de celles de l'ONU.
Source: xinhua