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Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradei, a déclaré lundi qu'un accord conclu par l'Iran en août dernier pour un plan visant à résoudre les questions sur la vérification nucléaire était un "pas important dans la bonne direction".
Devant l'Assemblée générale de l'ONU au siège de l'ONU à New York, M. ElBaradei a indiqué qu'il était regrettable que l'Iran n'ait pas suspendu ses activités d'enrichissement et continuait à construire un réacteur à eau lourde à Arak, contrairement aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU qui l'appellent à prendre des mesures pour établir la confiance.
L'AIEA a été incapable de vérifier certains aspects importants liés à la sphère et à la nature du programme nucléaire iranien, a- t-il affirmé.
Mais l'Iran et l'AIEA sont convenus en août dernier de mettre au point un plan visant à résoudre les questions de vérification nucléaire, a rappelé M. ElBaradei.
"L'accord de l'Iran sur ce plan était ainsi un pas important dans la bonne direction", a-t-il fait remarquer, notant qu'une coopération active de l'Iran et la transparence étaient le point clé de cette question.
"Si l'Agence est capable de fournir une assurance crédible sur la nature pacifique du programme nucléaire passé et présent de l'Iran, cela va créer la voie pour l'établissement de la confiance ", a-t-il dit, ajoutant qu'il présenterait en novembre prochain un rapport sur l'application du plan au Conseil des gouverneurs de l'AIEA.
Les Etats-Unis et certains autres pays occidentaux craignent que l'Iran tente de développer des bombes atomiques sous couvert civil, tandis que Téhéran a prétendu que son programme nucléaire est à des fins pacifiques.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a déjà adopté deux résolutions sur les sanctions contre le programme nucléaire iranien depuis décembre dernier, mais elles n'ont pas pu persuader la République islamique d'abandonner le programme d'enrichissement d'uranium.
A l'heure actuelle, Washington tente de presser le Conseil de sécurité de l'ONU d'adopter une troisième résolution contre la défiance de Téhéran, mais la coopération de l'Iran avec l'AIEA et l'Union européenne (UE) ces derniers mois a permis à d'autres puissances mondiales d'accepter d'attendre un rapport de M. ElBaradei jusqu'à novembre pour prendre leur décision.
Source: xinhua