Le gouvernement turc se réunira mercredi plus tard pour discuter d'éventuelles sanctions économiques contre l'Irak puisque le gouvernement irakien n'a pas pu coopérer avec la Turquie pour réprimer le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) basé dans le nord de l'Irak, a rapporté le journal local Today's Zaman.
Durant la réunion, le cabinet turc examinera des suggestions sur des mesures économiques possibles et les décisions prises le 24 octobre par le Conseil de sécurité nationale, a précisé le journal.
Les sanctions prévues comprennent des mesures économiques telles que la suspension de la fourniture de l'électricité au nord de l'Irak, le gel du passage de matériels de construction et de denrées alimentaires par Habur, le seul point frontalier le plus important entre la Turquie et l'Irak.
Les détails du plan d'action seront déterminés par le cabinet turc.
Le ministre turc des Transports Binali Yildirim a annoncé mardi que la Turquie pourrait suspendre des vols vers l'Irak et interdire aux avions irakiens de pénétrer l'espace aérien turc conformément aux sanctions économiques.
Dans le même temps, la Turquie devrait considérer le risque de fermeture de l'oléoduc Kirkuk-Yumurtalik par le gouvernement irakien comme mesure de représailles. Mais, vu les fluctuations rapides sur les marchés du pétrole brut, l'administration irakienne ne serait pas encline à fermer l'oléoduc.
La Turquie approvisionne la région kurde irakienne en électricité, et le commerce transfrontalier entre les deux pays s'élève à des centaines de millions de dollars chaque année.
Source: xinhua