Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a démenti jeudi des reportages indiquant que son pays a décidé de fermer son espace aérien vers le nord de l'Irak, afin d'interdire tout avion en provenance et à destination de cette région.
La Turquie n'a pas décidé de fermer l'espace aérien, a affirmé M. Erdogan, sans en dire davantage, cité par la CNN Turk.
Plus tôt le même jour, la chaîne de télévision locale privée NTV a rapporté, en citant un responsable sous couvert de l'anonymat, que la Turquie a décidé de fermer son espace aérien aux avions en provenance et à destination du nord de l'Irak, du fait qu'elle a affirmé avoir accentué ses efforts pour combattre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatiste).
Cette décision faisait partie des sanctions économiques imposées aux groupes qui soutiennent les activistes du PKK, opérant dans le nord de l'Irak, a expliqué cette chaîne de télévision.
Les reportages de NTV et l'annonce de M. Erdogan interviennent un jour après que la Turquie eut déclaré avoir adopté des mesures dans divers domaines, dont l'économie, dans sa lutte contre le PKK.
Cemil Cicek, vice-Premier ministre et porte-parole du gouvernement turc a fait savoir mercredi que la Turquie "luttera contre le terrorisme dans n'importe quelle zone".
"Concernant notre lutte antiterroriste, les efforts militaires, politiques, diplomatiques et économiques sont en cours", a indiqué M. Cicek, à l'issue d'une réunion hebdomadaire du Conseil des ministres.
La Turquie a rassemblé au moins 100.000 soldats le long de la frontière montagneuse en vue de se préparer à une éventuelle opération transfrontalière, dans le but d'écraser le PKK fort de 3. 000 membres, suite au consentement du Parlement obtenu au début de ce mois.
Le PKK, étiqueté par les Etats-Unis et la Turquie comme un groupe terroriste, s'est insurgé contre la Turquie depuis 1984, dans le but de créer un pays kurde dans le sud-est du pays. Plus de 30.000 personnes ont trouvé la mort dans les conflits datant de deux décennies.
Source: xinhua