Le président irakien Jalal Talabani a promis lundi au Caire de faire des efforts pour empêcher les attaques contre la Turquie par le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatiste), tout en soulignant que le terrorisme constitue une menace pour les deux pays.
Toute action militaire du PKK contre la Turquie sera considérée comme une action "hostile" au peuple irakien, a indiqué M. Talabani, lors d'une conférence de presse conjointe avec le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa.
Aucun Kurde en Irak ne soutient le PKK hors-la-loi, et que les autorités kurdes en Irak sont en train d'aider les forces turques à surveiller les activités du PKK dans le nord du pays, a affirmé M. Talabani.
Appelant les combattants du PKK à déposer les armes et à poursuivre une voie pacifique, le président irakien a affirmé que la constitution irakienne interdit l'existence de miliciens non- irakiens sur le territoire de l'Irak.
M. Talabani a exclu la possibilité d'utiliser l'armée irakienne pour lutter contre le PKK, expliquant que les soldats irakiens sont chargés de protéger la sécurité de Bagdad, ainsi que d'autres villes irakiennes, dû à la situation dans le pays.
Toutefois, M. Talabani a déclaré sur une chaîne de télévision que l'Irak promet de résoudre la crise avec Ankara par des moyens pacifiques et que le gouvernement irakien a déjà intensifié sa pression sur le PKK.
La Turquie a déployé plus de 100.000 troupes le long de sa frontière montagneuse avec l'Irak, dans le cadre des préparations pour une opération transfrontalière afin d'éradiquer les quelque 3. 000 rebelles du PKK.
Ankara a également demandé à l'Irak et aux Etats-Unis de prendre des mesures concrètes pour lutter contre les rebelles du PKK, qui ont mené des attaques contre des cibles turques au cours des deux dernières décennies.
Le PKK, classé parmi les groupes terroristes par la Turquie, les Etats-Unis et l'Union européenne, mène une lutte armée depuis 1984 pour créer un Etat kurde indépendant dans le sud-est de la Turquie. Les violences liées au PKK ont fait plus de 30.000 morts depuis lors.
Source: xinhua