Si le Pakistan ne peut pas lever l'état d'urgence avant le 22 novembre, le Commonwealth suspendra son adhésion, a annoncé lundi à Londres le bloc composé de 53 pays.
Dans un communiqué publié après une réunion du groupe ministériel d'action du Commonwealth (CMAG), tenue dans la capitale britannique, le secrétaire général du bloc, Don McKinnon, a indiqué que "lors de la prochaine réunion du CMAG le 22 novembre, si le Pakistan n'a pas mis en oeuvre les mesures nécessaires, le Commonwealth suspendra le Pakistan des conseils du Commonwealth".
Toutefois, le bloc a salué la nouvelle déclaration du président pakistanais, Pervez Musharraf, selon laquelle, les élections parlementaires du Pakistan se tiendront avant le 9 janvier 2008. Cependant "de telles élections ne seront pas crédibles, à moins que l'état d'urgence ne soit levé et que les droits constitutionnels du peuple et des partis politiques pakistanais, ainsi que l'indépendance de la justice ne soient restaurés dans le pays", a révélé M. McKinnon.
Il a ajouté que "le groupe a présenté ses inquiétudes sur la destitution du chef de la justice, ainsi que d'autres juges pakistanais".
M. Musharraf a déclaré l'état d'urgence dans son pays le 3 novembre dernier et a donné un ordre constitutionnel provisoire, invoquant une recrudescence des activités extrémistes et des attentats islamistes dans le pays, ainsi que l'ingérence de la justice dans le domaine politique du pays.
Jeudi dernier, M. Musharraf a affirmé qu'il quittera son poste de responsable en chef des armées avant de prêter serment comme président pakistanais pour un deuxième mandat et a promis d'organiser des élections parlementaires au début de l'année prochaine.
Le Pakistan a été suspendu du Commonwealth en 1999 après un coup d'Etat dans ce pays asiatique et a pu réintégré le bloc en 2004.
Source: xinhua