Le président colombien, Alvaro Uribe, a fait part jeudi de son respect et de sa compréhension vis- à-vis des raisons du président français, Nicolas Sarkozy, d'envoyer un message au chef de file des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), pour demander la libération de la citoyenne franco-colombienne, Ingrid Betancourt.
"Le président Sarkozy a transmis aux FARC et à son chef de file Manuel Marulanda un message. Le gouvernement colombien respecte et partage cette décision", a indiqué M. Uribe.
Il a tenu ces propos lors d'un discours prononcé à l'Ecole militaire de Bogota. Le président Uribe a montré son respect pour les préoccupations françaises envers Mme Betancourt, retenue en otage par les rebelles des FARC.
"M. Sarkozy exige la libération de Mme Betancourt et nous demandons également celle des autres otages, dont 47 sont considérés comme échangeables, mais nous avons seulement reçu les preuves d'existence de 24 d'entre eux. Je me demande où sont celles des autres", a-t-il indiqué.
Après avoir vu des vidéos comportant les preuves d'existence et des photos de Mme Betancourt et d'autres otages, M. Sarkozy a envoyé un message à Pedro Marin, alias "Tirofijo" ou "Manuel Marulanda", pour lui demander de relâcher les otages, afin d'éviter une fin tragique.
M. Uribe a fait remarquer que le gouvernement colombien espère obtenir la libération de tous les otages retenus par les FARC, sans se limiter à celle de Mme Betancourt.
Les rebelles des FARC détiennent toujours quelque 800 otages.
Mme Betancourt, enlevée en février 2002 dans le sud de la Colombie, est jugée "échangeable" par les FARC contre certains de ses anciens membres emprisonnés par la Colombie ou à l'étranger.
M. Uribe a annoncé que son gouvernement va poursuivre les opérations militaires contre la guérilla par le biais de l'application d'une politique de sécurité démocratique, affirmant toutefois qu'il sera ouvert aux institutions colombiennes d'opinion politique concernant les propositions de dialogue.
Source: xinhua