Au Kenya, l'opposition a annulé jeudi le rassemblement qu'elle prévoyait d'organiser dans le parc de Nairobi pour protester contre la réélection du président Mwai Kibaki et elle l'a reporté à mardi prochain.
Cette mesure intervient après des heures d'affrontements entre la police et les partisans de l'opposition contre lesquels les autorités ont fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau.
Un haut officiel du parti d'opposition ODM (Mouvement démocratique orange) dirigé par Raila Odinga, a demandé aux manifestants de se disperser car le parti "ne veut pas de violence ".
Trois personnes seraient mortes au Kenya dans la journée de jeudi en raison de ces violences. Une église du bidonville de Kibera a été incendiée tout comme une station essence et plusieurs voitures dans la capitale Nairobi.
L'ODM a appelé ses partisans à travers le pays à éviter la violence.
"Notre manifestation est une manifestation pacifique. Aucune des personnes responsables de violences n'est l'une des nôtres", a déclaré Musalia Mudavadi, un autre membre de l'ODM.
Aucune activité commerciale n'a eu lieu jeudi à Nairobi et la police, entrée dans le centre-ville de la capitale, a évacué tous les piétons.
La police armée a fait barrage à des groupes de manifestants scandant des slogans favorables à l'opposition en périphérie de la ville.
Odinga, qui accuse le gouvernement de lui avoir volé la victoire, avait appelé à un vaste rassemblement, pourtant interdit par les autorités, et qui devait avoir lieu jeudi dans le parc Uhuru de Nairobi.
Le parc a été bouclé par la police anti-émeutes.
Bien qu'Odinga et Kibaki se soient dits prêts à négocier, ce sont surtout des accusations d'alimenter les violences entre ethnies que se sont échangé les deux camps.
Source: xinhua