Raila Odinga, leader du Mouvement démocratique orange (ODM, opposition), a rejeté la proposition du président Mwai Kibaki de former un gouvernement d'unité nationale.
Lors d'une conférence de presse à Nairobi, quelques heures après son entretien avec la secrétaire d'Etat ajointe américaine Jendayi Frazer, M. Odinga, qui était le principal adversaire de M. Kibaki dans l'élection du 27 décembre, a déclaré qu'il négocierait pas avec Kibaki avant qu'il ne démisionne.
"nous voulons une solution négociée. Notre point de départ est que Kibaki est là illégalement. Il ne doit pas venir à la table de négociations en tant que président", a indiqué M. Odinga aux journalistes.
Le président Kibaki a délclaré auparavant qu'il était prêt à former un gouvernement d'unité nationale avec l'opposition dans le but de mettre fin aux violences dans le pays.
La formation d'un gouvernement d'unité nationale permettra non seulement "d'unir les Kenyans, mais aussi de contribuer au processus de réconciliation", a dit M. Kibaki.
Plus de 350 personnes ont été tuées et 250.000 autres déplacées dans les violences qui ont suivi l'annonce de la victoire du président Kibaki dans l'élection. L'opposition a soutenu que le scrutin était truqué, exigeant la tenue d'un nouveau vote.
Les observateurs européennes ont mis en doute le décompte des voix. Le chef de la mission des observateurs de l'Union européenne Alexander Graf Lambsdorff a déploré que "le manque de transparence et le nombre d'irrégularités avérées jettent le doute sur la crédibilité des résultats annoncés par l' ECK (Commission électorale du Kenya)".
Source: xinhua