Les ministres des Affaires étrangères des pays arabes se sont réunis dimanche matin au Caire pour une réunion extraordinaire, centrée sur les négoaciations de paix Palestine-Israël ainsi que la crise au Liban.
La réunion ministérielle tenue au quartier général de la Ligue arabe, a été convoquée à la requête de l'Egypte et de l'Arabie saoudite, l'actuel président du sommet arabe.
Lors de la réunion, les chefs de la diplomatie arabes ont discuté de la politique israélienne sur la construction de colonies, qui risque de porter atteinte aux négociations israélo- palestiniennes en cours, réactivées après la conférence internationale sur la paix au Moyen-Orient qui s'est déroulée fin novembre 2007, à Annapolis, aux Etats-Unis.
La délégation palestinienne va soumettre un rapport portant sur ses négociations avec Israël, la politique israélienne sur ses colonies et les raids israéliens incessants contre Cisjordanie et la bande de Gaza.
Les Palestiniens et l'Etat hébreu ont tenu deux cycles de négociations de paix en décembre dernier, sans toutefois faire des progrès tangibles.
Au cours de la conférence internationale d'Annapolis, Israël et l'Autorité nationale palestinienne (ANP) ont convenu de reprendre leurs négociations portant sur les affaires liées au statut final palestinien, dont les colonies israéliennes.
Cependant, peu de temps après la conférence, Israël a relancé la construction d'une colonie controversée dans l'est de Jérusalem, ce qui a provoqué l'indignation palestinienne.
Mercredi, le président palestinien Mahoud Abbas a qualifié l'affaire de colonies israéliennes d'"obstacle principal" des négociations d'après-Annapolis, soulignant que les négociations ne pourront continuer en même temps que la construction de colonies se poursuivront.
Quant à la crise libanaise, les ministres des Affaires étrangères arabes ont appelé, à l'issue d'une réunion consultative tenue samedi soir, à un consensus prompte sur l'élection présidentielle libanaise afin de désigner le chef de l'armée libanaise, le général Michel Suleiman au poste de président du pays.
Les diplomates arabes sont tombés d'accord sur un plan complet destiné à résoudre la crise libanaise, appelant toutes les parties concernées à parvenir à un accord immédiat sur la formation d'un gouvernement nationale unie en cohérence avec la Constitution libanaise.
Actuellement, le Liban fait face à la situation la plus critique depuis sa guerre civile de 1975, qui a des impacts négatifs sur le pays depuis 15 ans.
Le poste de président libanais est vacant depuis le 24 novembre dernier, la fin du mandat de l'ancien président Emile Lahoud et le Parlement libanais divisé a reporté onze fois l'élection présidentielle qui se déroulera le 12 janvier 2008.
Source: xinhua