Trois législateurs démocrates américains en visite en Colombie, ont annoncé lundi à la presse qu'ils ont l'intention de rencontrer des responsables des rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) pour chercher la libération de trois citoyens américains enlevés par les rebelles.
James McGovern, George Miller et Bill Delahunt, qui devraient rencontrer le ministre colombien de la Défense, Juan-Manuel Santos, ont indiqué qu'ils veulent effectuer une mission humanitaire pour la libération des otages, s'ils peuvent y être autorisés par le président colombien Alvaro Uribe.
Les rebelles des FARC retiennent en otage trois citoyens américains, à savoir Thomas Howes, Marc Gonsalvez et Keith Stansell depuis 2003, les accusant d'être des espions de Washington. Cependant, les Etats-Unis affirment que ces trois personnes sont des acteurs de la lutte contre le trafic de drogue.
Les législateurs américains ont précisé qu'ils sont venus en Colombie pour suivre de près le processus de libération de l'ancienne législatrice colombienne, Consuelo Gonzalez, et de Clara Rojas, l'ancienne directrice de campagne de l'ex-candidate à la présidentielle colombienne, Ingrid Bétancourt.
Par ailleurs, l'ex-candidat à la présidentielle colombienne Alvaro Leyva a déclaré lundi dernier qu'une réunion entre ces législateurs américains et les rebelles des FARC pourrait être possible à long terme et si les conditions appropriées sont présentes.
Il a ajouté que les législateurs américains ont explicitement reconnu le rôle du président vénézuélien Hugo Chavez dans la libération des deux otages colombiennes.
M. Chavez a joué un rôle de médiateur entre les FARC et le gouvernement colombien jusqu'au 21 novembre dernier, date à laquelle ce dernier a rejeté la médiation du chef de l'Etat vénézuélien, en exprimant sa colère vis-à-vis d'un entretien entre M. Chavez et un général colombien sans l'autorisation du gouvernement colombien.
M. Leyva a également appelé la communauté internationale à prendre en considération la proposition de M. Chavez de retirer les FARC de la liste des groupes terroristes, comme un premier pas vers un accord de paix.
Source: xinhua