Le président de l'Union africaine, Jakaya Kikwete a déploré jeudi la crise politique dans laquelle est tombé le Kenya après la contestation de l'élection présidentielle en décembre dernier.
Kikwete, également président de Tanzanie, a jugé regrettables les événements au Kenya et souhaité que de tels faits ne se reproduisent plus.
"Une situation qui voit des voisins se dresser les uns contre les autres ne devrait pas être tolérée. Les Kenyans doivent résoudre leurs différends pacifiquement et avancer ensemble", a dit Kikwete au vice-président kenyan Kalonzo Musyoka, selon un communiqué du bureau de ce dernier.
Le président de l'UA soutient la médiation de Kofi Annan et une résolution pacifique de la crise.
Musyoka, qui était à Dar es-Salaam pour exposer à Kikwete l'évolution de la situation dans le pays, a dit au dirigeant tanzanien que le gouvernement négociait avec bonne foi et voulait la réussite des négociations.
Cette rencontre s'est produite alors que l'ancien secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan a annoncé des progrès considérables dans les négociations entre le gouvernement kenyan et l'opposition pour la fin de la crise politique.
Les négociations ont été interrompues jusqu'à vendredi pour permettre aux négociateurs de mener des consultations sur un compromis dont les analystes disent qu'il est consensuel.
L'accord devrait impliquer la création d'un poste de Premier ministre qui reviendrait à l'opposition.
"Je vois le bout du tunnel", s'est réjoui Annan jeudi.
Les négociateurs doivent informer du résultat de leurs consultations et un accord définitif pourrait être signé vendredi. Rien n'a été confirmé par l'équipe de Kofi Annan.
Plus de 1 000 personnes sont mortes dans les violences qui ont éclaté après l'élection présidentielle du 27 décembre dernier. La crise née de ces violence a également fait 350 000 déplacés.
Source: xinhua