Le ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, a déclaré lundi que la Pologne prend une position différente sur le déploiement du système du bouclier antimissiles américain en Europe, entraînant ainsi du retard par rapport à la République tchèque dans les négociations avec Washington.
Le chef de la diplomatie polonaise s'est exprimé ainsi en réponse à l'annonce de son homologue tchèque, Mirek Topolanek, indiquant qu'il pourra finaliser les négociations concernant le radar avec les Etats-Unis lors de sa prochaine visite de deux jours aux Etats-Unis.
Parallèlement aux négociations sur le bouclier américain, la Pologne cherche aussi à solliciter des aides des Etats-Unis pour renforcer sa capacité militaire, ce qui explique le retard par rapport à la République tchèque, a fait savoir M. Sikorski.
En outre, les élections législatives polonaises tenues l'an dernier ont retardé la finalisation des négociations, a-t-il poursuivi.
Le gouvernement tchèque a indiqué qu'aucun accord ne sera conclu lors de la visite de M. Topolanek, afin de coordonner les démarches finales avec la Pologne.
Selon les derniers sondages, environ 70% de Tchèques s'opposent au déploiement d'une base radar sur leur territoire.
Washington souhaite implanter d'ici à 2012 dix lance-missiles intercepteurs en Pologne et un radar ultra-perfectionné en République tchèque, pour parer à une éventuelle menace de l'Iran contre le territoire américain, un projet qui a suscité une vive opposition de la Russie.
Source: xinhua