L'Union européenne (UE) a exprimé son "extrême préoccupation" sur la suspension des pourparlers visant à apaiser l'actuelle tension au Kenya, selon un communiqué publié mercredi par l'ambassade de France à Nairobi.
L'UE est "déçu" par l'échec des négociateurs des deux camps en conflit au Kenya dans leurs pourparlers pour conclure un accord sur le partage de pouvoirs, au centre d'un panier de résolutions politiques.
"La présidence de l'UE est dès lors préoccupée après avoir appris l'existence d'un grand écart entre les parties kenyanes qui les empêche d'arriver à un accord définitif", indique le communiqué.
"A ce niveau crucial du dialogue, la présidence appelle fortement les deux intervenants à redoubler leurs efforts afin de réaliser un compromis, pour assurer une résolution politique légitime", selon le texte.
L'UE a insisté sur le fait qu'"un moyen visant au partage du pouvoir au Kenya doit être trouvé et que les individus entravant le processus du dialogue devront faire face aux conséquences".
Le commissaire européen au développement, Louis Michel, a exprimé à Bruxelles sa "forte inquiétude", menaçant de prendre des sanctions contre les dirigeants des deux côtés si ces derniers ne s'accordent pas sur le partage du pouvoir.
Selon des analystes, les éventuelles sanctions comprennent l'interdiction de voyage contre les hauts responsables des deux côtés, qui ont l'habitude de prendre des vacances ou d'envoyer leurs enfants à l'école en Europe ou aux Etats-Unis.
L'ancien secrétaire général de l'ONU, Kofi Annnan, médiateur de l'Union africaine dans la crise kenyane, a suspendu mardi les pourparlers après l'échec dans les négociations entre les négociateurs du gouvernement et de l'opposition, qui ne pouvaient pas trouver un concensus sur le partage de pouvoirs.
Source: xinhua