La communauté internationale a appelé mercredi les responsables politiques kenyans à redoubler d'efforts pour trouver une solution durable à la crise qui paralyse le pays depuis deux mois.
Dans une déclaration conjointe, une trentaine de pays avertit une nouvelle fois que toute personne responsable de l'échec des négociations devra en assumer les conséquences.
"Nous encourageons vivement les deux parties à redoubler d'efforts pour parvenir à un accord de partage du pouvoir dans l'intérêt du pays tout entier", dit la déclaration.
Cette déclaration intervient alors que les négociations pour la fin de la crise post-électorale au Kenya, au bord de l'échec, ont été suspendues mardi et que le médiateur en chef et ancien secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a exprimé sa frustration face au manque de progrès.
Selon des sources proches du dossier, les négociations sont tombées dans l'impasse après que la délégation du pouvoir eut changé d'avis sur des points ayant pourtant fait l'objet d'un accord.
Les négociations buttent sur la question du partage du pouvoir et sur celle de la création d'un poste de Premier ministre, qui reviendrait à Raila Odinga, chef de l'opposition.
Le parti de ce dernier, le Mouvement démocratique orange (ODM), a menacé d'appeler à de nouvelles manifestations jeudi si aucun accord n'est conclu d'ici là mais il a annulé ces actions à la demande de M. Annan et dans l'intérêt de la paix.
Dans leur déclaration, les pays réaffirment leur soutien aux efforts de l'Union africain pour aider le Kenya à trouver une solution politique à long terme et acceptable pour le peuple kenyan.
"Le peuple kenyan demande la fin de ses souffrances et une solution politique, et il est du devoir de ses dirigeants d'exaucer ce voeu", dit la déclaration.
"C'est avec une grande préoccupation que nous constatons que dans son rapport d'hier (mardi), Annan juge que les délégations aux pourparlers n'ont fait presqu'aucun progrès vers un accord politique", dit encore la déclaration.
Les deux parties avaient convenu la semaine dernière de la création d'un poste de Premier ministre mais elles doivent encore définir les pouvoirs afférents à ce poste.
Le gouvernement veut que ce Premier ministre soit nommé par le président et n'ait pas de pouvoir exécutif.
Source: xinhua