Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Mohammad-Ali Hosseini, a déclaré lundi que l'Iran pousuivra sa coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a rapporté la télévision nationale.
"L'Iran poursuivra son travail avec l'AIEA et mènera ses activités nucléaires dans le cadre du Traité de non-prolifération (TNP) et des règlements internationaux", selon M. Hosseini cité d'après son discours lors de la conférence de presse hebdomadaire.
Il a expliqué que l'Iran est prêt pour organiser des négociations avec les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Chine, Russie, Grande-Bretagne, France et Etats- Unis, plus l'Allemagne), sur les problèmes convenus par les deux côtés.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté la semaine dernière une autre résolution renforçant les sanctions pour presser l'Iran de suspendre ses activistés d'enrichissement d'uranium.
Quatorze des 15 membres du Conseil de sécurité ont voté lundi dernier pour la résolution 1803, tandis que l'Indonésie s'est abstenue
Les nouvelles mesures de sanction comprennent des restrictions, voire des interdictions, de voyage pour davantage d'Iraniens, le prolongement du gel des avoirs, une surveillance financière, des inspections des marchandises transportées par avion et par bateau, ainsi que d'éventuelles "mesures ultérieures".
Le porte-parole a également affirmé que les négociations avec les Etats-Unis ne sont pas sur l'agenda de son pays.
Il a estimé que les Etats-Unis doivent "entreprendre beaucoup de démarches vers la construction de la confiance et la création de nouvelles opportunités", mais que "Washington poursuit toujours sa politique hostile envers Téhéran et même l'intensifie".
Il a accusé les Etats-Unis d'avoir fait échoué l'organisation par les deux pays d'un quatrième tour de négociations sur la sécurité en Irak, disant que Washington a annulé ces négociations après que Bagdad eut envoyé une invitation.
Une délégation iranienne est arrivée la semaine dernière à Bagdad pour d'éventuelles négociations avec des responsables américains le 6 mars. Or la délégation a été obligée de rentrer en Iran après l'annulation surprise des négociations par les Etats- Unis.
Source: xinhua