Le secrétaire d'Etat équatorien à la Sécurité intérieure et extérieure, Gustavo Larrea, a proposé lundi d'inviter des membres des forces de maintien de la paix de l'ONU à inspecter la frontière Equateur-Colombie, si l'Organisation des Etats américains (OEA) n'est pas en mesure de garantir la sécurité locale.
"Nous souhaitons que l'OEA puisse garantir la sécurité frontalière, sinon nous demanderons l'aide des Casques bleus", a indiqué lundi M. Larrea, faisant allusion aux membres des forces de maintien de la paix de l'ONU.
C'est du ressort de l'OEA de décider comment la Colombie, sous supervision internationale, administrera la frontière commune longue de près de 600 km, "de sorte que la paix entre les deux pays soit durable", a souligné M. Larrea.
Il a ajouté que l'Equateur espère que la Colombie promettra de ne procéder à aucun raid en territoire équatorien.
La Colombie s'est opposée au déploiement du contingent de maintien de la paix le long de la frontière, s'engageant à bien gérer cette zone pour qu'aucun rebelle ne puisse entrer, a révélé M. Larrea.
La crise frontalière opposant la Colombie à l'Equateur a surgi le 1er mars lorsque l'armée gouvernementale colombienne a mené une attaque transfrontalière contre un camp des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), le plus grand groupe rebelle du pays, tuant 25 rebelles, dont le N2 de la rébellion. Cette crise a entraîné la rupture des relations diplomatiques entre la Colombie et ses deux voisins, le Venezuela et l'Equateur.
Une mission destinée à faire la lumière sur cette crise, dirigée par le secrétaire général de l'OEA, José Miguel Insulza, se trouve actuellement à l'endroit où a eu lieu le raid du 1er mars.
Source: xinhua