Le président du Togo, Faure Gnassingbé, a quitté Lomé mercredi pour Dakar où doit se dérouler à partir de jeudi le 11e sommet de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI), a-t-on appris sur le site internet republicoftogo. com.
Il s'agit d'une organisation qui compte dans ses rangs de riches pays pétroliers et des Etats sahéliens déshérités.
Pour les dirigeants de l'OCI et les autorités sénégalaises, la solidarité inter-musulmane doit être relancée à l'occasion de ce sommet, dans un contexte de hausse vertigineuse des prix du pétrole qui creuse le fossé entre Emirats pétroliers richissimes et pays sahéliens ou asiatiques très pauvres.
Aujourd'hui, l'OCI privilégie comme outil le Fonds de solidarité islamique pour le développement (FSID), imaginé lors d'un sommet extraordinaire à La Mecque en 2005 par le roi Abdallah d'Arabie saoudite, dont la présence à Dakar demeurait incertaine en début de semaine.
Lancé en mai 2007 à Dakar lors d'une réunion annuelle des gouverneurs de la Banque islamique de développement (BID, bras financier de l'OCI qui compte parmi ses membres 11 des 15 pays les plus pauvres du monde), ce Fonds doit à terme être doté de 10 milliards de dollars, avec comme principaux donateurs l'Arabie saoudite et le Koweït.
A ce jour, quelque 3 milliards de dollars seulement ont été mobilisés dans l'attente de la mise en oeuvre du Fonds, qui doit être évoquée par les chefs d'Etat de l'organisation lors de ce sommet de Dakar.
Il n'est pas nécessaire d'avoir une population majoritairement musulmane pour adhérer à l'OCI. Ainsi le Togo, chrétien et animiste est membre de l'organisation (les musulmans sont estimés à environ 20%).
Source: xinhua