L'Iran a condamné fermement lundi les dernières accusations "injustes" formulées par l'Union Européenne (UE) sur les élections législatives dans la République islamique, ont rapporté les media étatiques.
Alors que les résultats officiels finaux des élections n' avaient pas encore été rendus public par les officiels iraniens, il est surprenant que la présidence tournante de l'UE ait pu évaluer les élections et publier un communiqué à ce sujet, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mohammad Ali Hosseini, dans un communiqué.
Dans la nuit de samedi, la présidence slovène de l'UE a qualifié la disqualification des candidats lors des élections générales de "violation grave" des normes internationales, précisant que les élections législatives n'étaient "ni justes ni libres ».
En réponse, M. Hosseini a rétorqué: "Les élections ont été menées dans une atmosphère entièrement saine et pacifique, avec une participation massive de tous les Iraniens et basées sur la Constitution du pays et des lois respectives.»
"L'UE doit reconsidérer son approche injuste et non constructive envers l'Iran," a déclaré le porte-parole, et d' indiquer que "le peuple iranien n'oubliera jamais ces mesures interventionnistes."
La participation aux élections législatives s'est élevée à plus de 65 %, selon le ministère iranien de l'Intérieur, en charge de l' organisation des élections.
Cependant, selon certains media officiels iraniens, il y avait à l'origine 7 600 candidats, mais près de 1700 n'ont pas eu le droit de se présenter aux élections, le Conseil des gardiens de la Révolution islamique décrétant qu'ils n'étaient pas assez "fidèles " à l'Islam et à la Révolution.
D'après les derniers résultats partiels, les conservateurs ont remporté une majorité absolue dans le prochain parlement, avec au moins 163 sièges sur 290.
Source: xinhua