Un attentat à la bombe a coûté la vie dimanche soir à quatre soldats américains dans le sud de Bagdad, portant à 4.000 le nombre de militaires américains tués depuis le début de la guerre en Irak il y a cinq ans, a annoncé lundi l'armée américaine.
Selon un communiqué publié par l'armée américaine, ces quatre soldats ont trouvé la mort lors d'une patrouille qui a fait l'objet d'une attaque à la bombe en bordure de route dans le sud de Bagdad, et l'un de leurs compagnons d'armes a été blessé.
Le nouveau compte rendu a été publié au milieu d'un vif débat dans la campagne présidentielle américaine sur le fait que les troupes doivent être retirées tout de suite de l'Irak.
Malgré les pertes, le président américain, George W. Bush, a défendu mercredi dernier sa politique irakienne. Il a exclu le retrait des troupes, car il a promis que les soldats américains gagneront malgré "le coût élevé en vies et en argent."
Hillary Clinton et Barack Obama, tous deux en train de lutter pour la candidature présidentielle démocrate, se sont engagés à mettre fin à la guerre une fois élu.
Cependant, John McCain, le candidat républicain, soutient la position de M. Bush.
Les bombes en bordure de route sont la plus grande cause de décès des troupes américaines, soit environ 40% des décès totaux, selon Icasualties, un site internet faisant des statistiques sur les victimes appartenant à la coalition.
L'armée américaine a connu la plus grande perte en 2007 avec 901 morts, lorsque le nombre des tués a dépassé les 100 pendant trois mois consécutifs.
Le mois le plus terrible a été novembre 2004, lorsque 137 soldats américains ont été tués, selon le site. Les décès ont principalement eu lieu dans la province d'Anbar, foyer de la violence par après.
La province d'Anbar, devenue un modèle pour la sécurité et la paix suite aux efforts locaux contre al-Qaïda, a connu le plus grand nombre de décès militaires américains avec 1.282 victimes, suivie par Bagdad avec 1.255 morts et la province de Salaheddin avec 376 tués.
Les Etats-Unis projettent de retirer cinq brigades vers l'été, avec environ 140.000 soldats qui resteront en Irak. L'armée est prudente sur le futur retrait des troupes, affirmant qu'un laps de temps est nécessaire pour renforcer la sécurité et évaluer la situation.
L'armée américaine insiste sur le fait qu'al-Qaïda est encore capable de faire un retour.
Le site a indiqué que 29.000 soldats américains ont été blessés et que la Grande-Bretagne, deuxième plus grande présence militaire en Irak avec près de 5.000 soldats, a perdu 175 soldats en tout.
Source: xinhua