Lundi, le président du Parlement libanais Nabih Berri a ajourné au 22 avril la session parlementaire prévue pour mardi destinée à élire un président du pays, a rapporté la télévision locale NBN TV.
La session parlementaire pour élire un nouveau président prévue pour mardi a été reporté au 22 avril, et ce, pour la 17è fois depuis le 25 septembre dernier, selon la même source.
Le président du Parlement M. Berri pourrait avancer la date de l'élection au cas où il y aura un développement positif, selon un communiqué.
Le nouveau report intervient un jour après que M. Berri eut sous-entendu dans une émission télévisée que la session parlementaire prévue pour le 25 mars pour élire un président pourrait être ajournée une nouvelle fois.
M. Berri, un principal leader de l'opposition au Liban, a promis d'appeler au dialogue national pour trouver des solutions à la crise dans le pays si le sommet arabe et l'initiative arabe ne réussaient pas à régler le problème.
Le Liban est actuellement confronté à la pire impasse politique depuis la fin de la guerre civile de 1975 à 1990. Pour la première fois dans son histoire, le pays a sa présidence vacante depuis le 24 novembre dernier quand le mande de l'ancien président Emile Lahoud a expiré.
Les groupes politiques rivaux au Liban ne parviennent pas à effectuer une percée à cet égard, malgré les efforts arabes destinés à sortir le pays de la crise.
Le 6 janvier, la Ligue arabe a adopté une résolution au Caire, appelant à l'élection immédiate du commandant de l'armée Michel Suleiman à la tête du pays, à la formation d'un gouvernement d'unité nationale et à l'adoption d'une nouvelle loi électorale.
L'impasse sur l'élection d'un président a aggravé la crise politique au Liban, car elle suscite des craintes de davantage de violences à cause de l'échec sur les candidats à la présidence.
Source: xinhua