La Colombie cherche à rétablir les relations diplomatiques avec l'Equateur après la dernière mise en garde équatorienne d'une escalade des tensions suite à l'attaque transfrontalière colombienne le 1er mars en territoire équatorien, tuant un homme.
Le ministre colombien des Affaires étrangères, Fernando Araujo, a fait savoir mardi que son pays appelera à la médiation de l'Organisation des Etats américains (OAS) visant à régler la crise diplomatique colombo-équatorienne.
"Notre intention est de rétablir des relations avec l'Equateur le plus vite possible", a réitéré M. Araujo.
Le président équatorien Rafael Correa a averti samedi dernier d'un éventuel retour d'une crise diplomatique entre les deux pays s'il est prouvé que Franklin Aisalia, un homme équatorien, a été tué par l'armée colombienne le 1er mars lors de l'attaque transfrontalière dans une base des rebelles sur les territoires équatoriens.
Par contre, le ministre colombien de la Défense Juan Manuel Santos a estimé lundi que la mort de cet Equatorien n'affectera pas les relations entre les deux pays, expliquant que "l'Equateur n'a pas de raison de se plaindre du fait que les bases, en tant qu' "objectif militaire légitime", sont sous le contrôle des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).
Le gouvernement colombien attend actuellement les échantillons des empreintes digitales du côté équatorien pour connaître l'identité du décédé, a-t-il ajouté.
Les relations diplomatiques équatorio-colombiennes se sont détériorées le 3 mars suite à l'entrée par la force des militaires colombiens en territoire équatorien pour mener une attaque contre un camp des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), coûtant la vie à une vingtaine de personnes.
L'Equateur, le Venezuela et la Colombie ont convenu de proclamer la fin de la crise frontalière au 20e sommet du Groupe Rio en République dominicaine le 7 mars.
Source: xinhua