Une grande majorité des Européens n'est jamais hostile à la Chine comme l'ont présenté des médias européens, a récemment assuré à Xinhua Stanley Crossick, président et créateur du Centre de la politique européenneun (Euorpean Policy Center).
"Il y a toujours un grand respect des progrès de la Chine", a indiqué M. Crossick, rechercheur rénommé du Centre de la politique européenne, un groupe de réflexion basé à Bruxelles (Belgique).
Dans un courrier électronique adressé à Xinhua, M. Crossick a estimé que ces médias ne représentent pas la voix de la majorité des Européens, qui ne veulent pas gâcher les Jeux Olympiques.
"Ce que vous entendez est la voix d'une minorité d'activistes contre la Chine, qui ont amplifié leurs voix par une campagne de propagande", a indiqué l'analyste avec qui Xinhua s'est échangé depuis les émeutes du 14 mars à Lhassa.
"Avec les informations et l'internet actif sept jours par semaine,52 semaines par an, la pression est permanente sur les journalistes pour qu'ils rapportent des nouvelles, ce qui les conduit de temps en temps à fabriquer des nouvelles", a-t-il expliqué.
Stanley Crossick a voyagé par train en octobre 2006 au Tibet et il a affirmé avoir été impressionné par le rapide développement social-économique dans cette région autononme de la Chine.
"Le développement économique est évidemment considérable. Le train m'a laissé une vive impression", a-t-il souligné.
De plus, le plus impressionnant pour lui a été "de voir les moines dans les monastères et les Tibétains dans les rues et les champs se prosterner fois par fois" pour leur pratique religieuse.
M. Crossick a indiqué qu'il n'a vu au Tibet aucun "génocide culturel", comme l'accuse le dalaï lama, en notant que la modernisation et la mondialisation constituent une tendance qui a également eu un grand impact sur la vie culturelle et sociale au Tibet.
A partir du 13 avril, ce rechercheur européen a effectué une visite de deux semaines en Chine où il a échangé des points de vue avec ses collègues et des étudiants à Beijing, Shanghaï (est) et Hangzhou (est).
"Il y a six semaines, le Tibet ne constituait pas un sujet de débat en Europe. Actuellement, le Tibet est comme un nuage noir assombrissant les relations sino-européennes. Le Tibet est devenu un sujet à chaque rencontre que j'ai eue à Beijing, Shanghaï et Hangzhou", a-t-il rappelé.
Dans un courrier juste avant son départ de Chine, M. Crossick a expliqué qu'il est "profondément attristé " par le nuage.
"Après avoir passé deux semaines en Chine, je comprends bien ce que les Chinois de tous âges et de toutes professions ressentent sur le Tibet et les les attitudes des Européens", a-t-il précisé.
"Je suis profondément attristé par le sentiment que vous avez été déçus par l'Europe, ce qui résulte en une perte de la confiance en nous", a-t-il regretté.
Dans les faits, tous les pays européens reconnaissent la politique d'une seule Chine, a rappelé M. Croissick.
"La politique d'une seule Chine ou que le Tibet est une partie intégrale de la Chine ne constitue pas une question pour tout le monde", a-t-il dit.
"Il est important de distinguer les déclarations de l'UE et des dirigeants de ses pays membres, de celles de certains parlementaires, ONG et médias", a-t-il souligné.
Après son retour à Bruxelles, il a indiqué à Xinhua qu'il est inquiet de la détérioration des relations sino-européennes à cause des reportages déformés sur le Tibet et les JO de Beijing.
"Nous devons travailler ensemble pour éliminer notre mauvaise perception l'un de l'autre, renforcer la compréhension mutuelle et rétablir la confiance", a-t-il ajouté.
"Nous avons la bonne volonté de plus de 99% des Européens qui attendent un succès particulier des Jeux Olympiques".
Source: xinhua