Les Boliviens iront aux urnes le 10 août prochain pour décider si leur président Evo Morales, le vice- président et huit gouverneurs régionaux resteront à leur poste, a annoncé lundi M. Morales.
Le référendum sur la révocation sera le premier du genre dans ce pays sud-américain, a souligné M. Morales, selon une information en provenance de La Paz, capitale administrative de la Bolivie.
Le 8 mai dernier, le Sénat bolivien a approuvé à l'unanimité le référendum sur la révocation dans le but de stabiliser la Bolivie au moment où les demandes de certains gouverneurs régionaux pour des référendums autonomes sont regardées comme un rejet des politiques gauchistes de M. Morales.
Le référendum sur la révocation "renforcera la démocratie" en Bolivie, a affirmé le président Morales.
"C'est la première fois dans l'histoire bolivienne que le peuple n'aura pas seulement le droit de choisir, mais également le droit de décider si les autorités manquent à leurs devoirs", a ajouté M. Morales.
Les gouverneurs régionaux seront démis de leurs fonctions si les voix du "non" contre eux dépassent les voix qu'ils ont reçues avant les élections, tandis que le président et le vice-président doivent obtenir 57,7% des voix du "non" pour être démis de leur fonction.
En vertu de la loi, si le président et le vice-président perdent dans les élections de rappel, ils doivent organiser de nouvelles élections dans un délai maximum de 180 jours.
Pour leur part, les gouverneurs régionaux devront immédiatement quitter leur poste, s'ils perdent le vote de rappel, et le président nommera de nouveaux gouverneurs issus des élections.
Le référendum se déroulera dans huit des neuf départements de la Bolivie. Le département de Chuquisaca sera exempté compte tenu des prochaines élections pour le gouverneur en juin.
La région de Santa Cruz, la plus riche du pays, a largement voté en faveur de l'autonomie vis-à-vis du gouvernement central dans un référendum organisé dimanche, déclaré illégal par M. Morales.
Source: xinhua