Le radar américain prévu sur le sol tchèque et le silo de dix antimissiles en Pologne ne doivent être utilisés dans aucune action non conforme à la Charte des Nations Unies, a déclaré mercredi le ministère tchèque des Affaires étrangères.
Les Etats-Unis déclarent dans le traité sur le radar que leur objectif est de faire coopérer leur système avec celui de l'OTAN, a indiqué le ministère.
Selon l'accord concernant le radar, les Etats-Unis et la République tchèque ont promis de soutenir une coopération étroite dans le développement du système de défense de l'OTAN contre les missiles, selon la même source.
Les Américains fourniront des informations concernant les opérations de défense contre les missiles et toute éventuelle utilisation du système en Europe et aux Etats-Unis à un commandant tchèque, qui sera nommé par le ministère tchèque de la Défense.
La République tchèque dispose du droit d'agir sur les plans contre d'éventuels attentats pour son propre bénéfice, a ajouté le ministère.
Elle sera capable de participer au développement des plans comme les instructions programmées pour utiliser le bouclier antimissiles en Europe et la création des directives pour les opérations communes du radar, a indiqué le ministère.
"Nous avons trouvé dans nos négociations que qui appuie sur le bouton n'est pas important, mais comment le système est programmé l'est", a révélé Veronika Kuchynova Smigolova, à la tête du département de la Sécurité du ministère, à l'agence de presse tchèque, CTK.
Dans des circonstances normales, le radar sera fermé. Les Américains devront attendre des directives pour allumer le radar.
Lors de la construction de la base et de ses opérations, les Américains doivent respecter la loi tchèque.
Les Etats-Unis projettent de construire une base radar dans le district militaire de Brdy, à quelque 90 km au sud-ouest de la capitale tchèque Prague, près d'une base de missiles d'interception en Pologne, mais Varsovie n'a pas encore consenti à la mesure.
La Russie s'est fortement opposée au déploiement du système, indiquant que ce plan pose une menace contre ses intérêts stratégiques. Environ 70% des citoyens tchèques s'opposent aussi au projet.
Source: xinhua