Les dirigeants rivaux du Liban poursuivaient dimanche à Doha (Qatar) leurs négociations intenses pour tenter de trouver une solution à la crise politique qui a poussé le pays au bord d'une nouvelle guerre civile, a indiqué le quotidien qatari de langue anglaise Peninsula sur son site Internet.
Un comité de six membres a été établi lors de la première session de négociations afin de créer un cadre pour une nouvelle loi électorale et le comité a déjà enregistré des progrès, selon le journal.
Les dirigeants pro et ani-gouvernementaux du Liban sont arrivés vendredi matin à Doha pour participer aux négociations sous l'égide de la Ligue arabe en vue de mettre en place un gouvernement d'union nationale et d'élaborer une nouvelle loi électorale.
Les deux parties "montrent la volonté de parvenir à un compromis (...) qui nous apportera au début d'une solution à cette crise", a indiqué le Premier ministre libanais Fouad Siniora cité par le journal.
Le partage du pouvoir dans un nouveau gouvernement et la base d'une loi électorale sont les questions clé des négociations de Doha.
Avant les négociations, les deux camps rivaux ont convenu jeudi de s'abstenir de recourir aux armes dans la résolution des questions nationales après les efforts de médiation du comité ministériel arabe présidé par le Qatar.
Le Liban traverse la plus grave crise politique depuis la guerre civile de 1975-1990. Les groupes politiques rivaux du pays étaient incapables de réaliser une percée dans l'élection d'un nouveau président pour le pays depuis le 24 novembre dernier, date à laquelle a pris fin le mandat de l'ancien président Emile Lahoud.
Les deux parties se sont mises d'accord pour porter le chef de l'armée Michel Sleimane à la présidence du pays, mais des différends existent toujours sur le partage du pouvoir dans un gouvernement d'union nationale.
Source: xinhua