La coalition libanaise au pouvoir et l'opposition, dirigée par le Hezbollah, sont parvenues à un accord mercredi lors de leurs pourparlers à Doha, au Qatar, pour mettre fin à leur conflit politique qui a amené le pays au bord d'une guerre civile, a révélé Ali Hassan Hariri, un législateur de l'opposition.
Selon lui, les dirigeants des factions rivales ont accepté de mettre un terme à la crise politique de 18 mois après cinq jours de négociations intensives.
Entre-temps, les chaînes de télévision locales ont aussi confirmé que les deux côtés se sont mis d'accord sur l'élection d'un président, la formation d'un gouvernement d'unité nationale et notamment l'élaboration d'une nouvelle loi électorale, qui restait ces deux derniers jours au centre des discussions.
Une annonce officielle est attendue mercredi matin lors d'une cérémonie présidée par l'émir du Qatar, Cheikh Hamad ben Khalifa Al-Thani, alors que le président du Parlement libanais, Nabih Berri (opposition), appelera à une session parlementaire en vue d'élire un nouveau chef d'Etat, selon la chaîne NBN TV.
Cité par la chaîne Future TV, le ministre libanais des Télécommunications, Marwan Hamadeh, représentant la majorité parlementaire, a révélé que l'élection d'un président se tiendra à Beyrouth d'ici 48 heures.
Les meneurs des factions rivales libanaises sont au Qatar depuis samedi pour discuter des moyens de mettre fin à la crise politique, qui a suscité il y a deux semaines des violences entre les partisans pro-gouvernementaux et ceux de l'opposition.
Source: xinhua