L'opposition libanaise a exprimé son mécontentement devant le nomination du candidat de la majorité au pouvoir Fouad Siniora au poste de Premier ministre, une décision qui pourrait faire renaître les affrontements politiques, rapporte jeudi le quotidien As-Safir.
Cette nomination est un signe de "conflit plutôt que de réconciliation", a indiqué le chef du Courant patriotique libre ( CPL), le général à la retraite Michel Aoun.
"La coalition au pouvoir semble chercher un nouveau conflit plutôt qu'un nouveau Liban", a souligné le chrétien Michel Aoun.
Selon le général à la retraite, l'opposition est déterminé à participer au futur gouvernement d'union nationale, mais n'accordera son soutien au Premier ministre Siniora.
Après des consultations avec le président du Parlement et les membres du Parlement, le nouveau président libanais Michel Sleimane a nommé mercredi M. Siniora au poste de Premier ministre, et l'a assigné à former un nouveau gouvernement d'union nationale.
Lors d'un scrutin au Parlement, 68 sur 127 députés ont voté pour le maintien de M. Siniora au poste de chef du gouvernement.
Après la longue crise politique dans le pays qui s'est transformée en violence plus tôt dans ce mois, les hommes politiques libanais pro et anti-gouvernement se sont rencontrés à Doha au Qatar et ont signé un accord le 21 mai, mettant fin à l'impasse politique.
La première phase de l'accord a conduit à l'élection de M. Sleimane à la présidence dimanche après six mois de vide présidentiel, alors que la deuxième étape consiste en la formation d'un gouvernement d'unité nationale avec le droit de veto pour l' opposition.
Les leaders rivaux ont également accepté d'adopter la loi électorale de 1960 dans l'accord de Doha.
Source: xinhua