La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a défendu jeudi à Stockholm l'intervention militaire américaine en Irak de 2003, méprisant les allégations de Scott McClellan, ancien porte-parole de la Maison Blanche, qui accuse dans son dernier livre le président américain George W. Bush d'avoir trompé les Américains pour les amener à la guerre.
Interrogée sur la manière dont les Etats-Unis pourraient réussir à créer un consensus dans la communauté internationale sur la reconstruction irakienne dans ce contexte d'accusations portées à l'encontre de M. Bush et sa guerre en Irak, Mme Rice a répondu qu'elle ne pourrait pas commenter un livre qu'elle n'avait pas encore lu.
Dans son livre à paraître, intitulé "What happened: inside the Bush White House and Washington's culture of deception" (Ce qui s'est passé: au coeur de la Maison Blanche de Bush et la culture de la désinformation de Washington"), M. McClellan a mis en cause la crédibilité du président américain et le bien-fondé de sa guerre en Irak.
Pourtant, Mme Rice a justifié le lancement de la guerre, qualifiant les raisons de "claires".
"Les préoccupations liées à la possession irakienne d'armes de destruction massive sous le règne de Saddam Hussein constituaient les raisons essentielles pour le Conseil de sécurité de l'ONU d'adopter des douzaines de résolutions, à partir de l'expulsion de Saddam du Koweït, en 1991, jusqu'en 2003", a-t-elle confié aux journalistes à l'issue d'une réunion avec le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt.
"Si le monde entier ne croyait pas cela à l'époque, alors permettez-moi de demander pourquoi l'Irak se trouvait soumis à des sanctions parmi les plus sévères jamais imposées par la communauté internationale".
"On ne peut pas considérer cette époque avec le regard d'aujourd'hui et dire que nous aurions dû savoir certaines choses que nous ignorions en 2001, 2002 et 2003", a-t-elle conclu.
"Les Etats-Unis n'étaient pas les seuls à croire que Saddam Hussein avait des armes de destruction massive", a-t-elle souligné.
Mme Rice est arrivée à Stockholm mercredi soir afin de participer à une conférence internationale pour évaluer la situation globale en Irak.
Source: xinhua