Le nouveau président libanais, Michel Suleiman, a démenti mercredi les pressions extérieures sur les groupes politiques libanais pour former un nouveau gouvernement.
"A l'exception du plus haut intérêt national du Liban et de l'intérêt commun des pays arabes, personne n'est capable de faire pression sur le président", a assuré M. Suleiman dans un communiqué.
Il a tenu ces propos après qu'un quotidien libanais eut affirmé que les Etats-Unis exigeaient de faire nommer Elias Murr, soutenu par les pays occidentaux, au poste de ministre de la Défense.
M. Suleiman a admis que la formation du cabinet rencontre des complications, mais a indiqué que ces questions pourront être résolues par le dialogue.
M. Suleiman a été élu président du Liban le 25 mai dernier, six mois après la fin du mandat de son prédécesseur, et conformément à un accord conclu à Doha par la majorité au pouvoir et l'opposition.
Il a demandé au Premier ministre désigné, Fouad Siniora, de former un gouvernement d'union nationale avec la participation de l'opposition dirigée par le Hezbollah.
Selon la presse libanaise, le principal obstacle à la formation d'un nouveau gouvernement réside dans la dispute des portefeuilles par divers groupes politiques.
Source: xinhua