La majorité du Liban, le Futur Mouvement, a décidé de suspendre les négociations en cours sur la formation d'un nouveau gouvernement dans le cadre des protestations contre "la série d'incidents de sécurité dans la capitale", a rapporté jeudi le journal local As-Safir.
Le dirigeant du Futur Mouvement Saad Hariri a annoncé qu'il était en train de suspendre sa participation aux négociations visant à former un nouveau cabinet, afin de protester contre la situation de sécurité à Beyrouth, qui connaît actuellement une vague d'incidents violents.
La chaîne de télévision Future du mouvement a rapporté mercredi que l'un de ses partisans, Imad Zaghloul, avait été blessé par des tirs dans la nuit de mardi à mercredi, et que les tireurs étaient en uniforme policier.
"Des attaques persistantes et des provocations ne feront que compliquer les affaires, au lieu de tourner une nouvelle page et de laisser les jours noirs derrières nous", a indiqué M. Hariri.
M. Hariri a aussi appelé la commission ministérielle arabe à " envoyer immédiatement des représentants arabes afin d'enquêter sur les faits de Beyrouth, pour assurer l'application des mesures de sécurité de l'accord de Doha", selon le journal pan-arabe Al-Hayat.
L'accord de Doha conclu le 21 mai entre les factions libanaises, a mis terme à l'impasse libanaise et la dégradation de la sécurité. L'accord a entraîné l'élection du président Michel Suleiman après six mois de vacance de la présidence, qui doit être suivie par la formation d'un nouveau cabinet, une étape qui rencontre beaucoup de difficultés.
Le dialogue de Doha est intervenu à la suite de la longue crise politique en cours dans le pays, qui a souffert d'une escalade de la violence début mai.
Source: xinhua