La Constitution du Kosovo est entrée en vigueur dimanche, quatre mois après que le territoire eut proclamé son indépendance vis-à-vis de la Serbie le 17 février.
Le président du Kosovo Fatmir Sejdiu a signé 41 nouvelles lois adoptées par le Parlement kosovar. Ces lois ont été élaborées conformément au Projet global de règlement du statut du Kosovo proposé par l'émissaire de l'ONU pour le Kosovo Martti Ahtisaari, qui envisage une indépendance du Kosovo sous supervision internationale.
"C'est un message pour le monde, que le Kosovo a une orientation démocratique", a déclaré M. Sejdiu, après avoir signé lesdites lois.
Pour marquer l'entrée en vigueur de la constitution, le gouvernement kosovar a annoncé qu'une cérémonie serait organisée dimanche soir dans un complexe sportif de Pristina, et il a invité des officiels internationaux à cet événement.
Le nouvel hymne du Kosovo, adopté le 11 juin, sera interprété au début de cette cérémonie, pour la première fois à l'occasion d'un événement officiel au Kosovo.
Aux termes de la constitution, les autorités de l'ethnie albanaise majoritaire prendront en main la plupart des pouvoirs confiés jusqu'à présent à la Mission des Nations Unies au Kosovo ( MINUK), notamment les affaires intérieures et extérieures.
L'Union européenne (UE) jouera un rôle de surveillance en remplacement de la MINUK, qui est dans un processus de remaniement, mais la Russie a bloqué ce transfert de responsabilité, le jugeant illégal.
L'UE doit déployer une mission judiciaire et policière (EULEX) de 2 200 personnes au Kosovo. Cette mission aurait dû commencer à fonctionner ce week-end, mais la Russie a bloqué le processus, faisant remarquer que la mission n'a pas été approuvée par le Conseil de sécurité de l'ONU.
Avant l'adoption de la constitution, la loi suprême au Kosovo était le Cadre constitutionnel de la MINUK, adopté le 15 mai 2001.
Source: xinhua