Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne (UE) se réunissent lundi et mardi à Luxembourg pour examiner les conséquences du rejet irlandais du Traité de Lisbonne.
Le vote "non" irlandais va également dominer le sommet de l'UE prévu jeudi et vendredi à Bruxelles.
53,4% des Irlandais ont rejeté vendredi dernier le Traité de Lisbonne de l'UE dans l'impasse. Jusqu'ici, dix-huit pays membres de l'UE ont déjà approuvé le Traité.
Le Traité de Lisbonne a été signé par les chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres de l'UE en décembre dernier à Lisbonne pour remplacer une Constitution de l'UE échouée. L'entrée en vigueur du Traité exige la ratification de l'ensemble des 27 Etats membres de l'UE.
Le "non" irlandais a constitué un autre un autre coup sérieux à l'UE après le rejet de la Constitution européenne par la France et les Pays-Bas lors de référendums en 2005. Le traité de Lisbonne a été conçue pour sauver la plus grande partie de la Constitution.
L'UE a refusé de déclarer la mort du Traité de Lisbonne et a espéré que le processus de ratification continuera dans le bloc.
Au sommet de l'UE, le Premier ministre irlandais Brian Cowen sera être invité à offrir son avis sur les chances de la tenue d'un nouveau référendum.
Lors des ministres ministres de l'UE, les futures présidences française, tchèque et suédoise doivent également présenter leur projet de programme de 18 mois courant sur le deuxième semestre 2008 et sur l'année 2009. Ce document porte sur les objectifs de l'UE à long terme ainsi que sur des questions devant être traitées au cours des 18 prochains mois.
Selon le plan prévu, les ministres doivent aussi examiner une série de questions internationales dont les Balkans occidentaux, le Moyen-Orient, l'Afrique, ainsi que L'Iran, la Birmanie,la Chine, et Cuba.
En marge de la session, l'UE doit signer l'accord de stabilisation et d'association avec la Bosnie-Herzégovine, et tenir des conférence d'adhésion avec la la Turquie et la Croatie.
Source: xinhua