Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné lundi, "dans les termes les plus vifs " l'attaque menée par des groupes armés tchadiens depuis le 11 juin.
Le Conseil se tient prêt à examiner les mesures qu'il pourrait convenir de prendre contre les groupes et les individus qui créent une menace contre la stabilité de la région ou violent le droit humanitaire international.
Par la voix de son président pour le mois de juin, Zalmay Khalilzad (Etats-Unis), le Conseil de sécurité a indiqué qu'il condamne "toute tentative de déstabilisation par la force", déclarant à nouveau son attachement à la souveraineté, l'unité, l' intégrité territoriale et l'indépendance politique du Tchad.
Il a exigé que les groupes armés mettent immédiatement fin à la violence et engage toutes les parties à se conformer à l'Accord de Syrte en date du 25 octobre 2007.
Le Conseil de sécurité demande aux Etats de la région d'honorer les engagements qu'ils ont pris dans le cadre de l'Accord de Dakar en date du 13 mars 2008 et des accords antérieurs, et de coopérer en vue de mettre un terme aux activités des groupes armés dans la région et à leurs tentatives de prise du pouvoir par la force.
Le Conseil a exprimé son appui "sans réserve" à la Mission des Nations Unies (MINURCA) et l'opération européenne (EUFOR Tchad-RCA) déployées au Tchad et dans la République centrafricaine, demandant à toutes les parties de garantir la sécurité et la liberté de mouvement de leur personnel et du personnel associé.
Il a engagé les autorités tchadiennes à persévérer dans la promotion du dialogue politique concernant le cadre constitutionnel qui a été lancé par l'accord du 13 août 2007.
Le même jour, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est aussi déclaré "profondément préoccupé" par la détérioration de la situation sécuritaire au Tchad suite à la reprise des combats dans l'est du pays, en particulier la dernière offensive des groupes d'opposition armés tchadiens.
Il a condamné toute tentative visant à déstabiliser le pays. Il a appelé toutes les parties à cesser immédiatement les hostilités et à respecter leurs engagements dans le cadre des différents accords de paix qu'elles ont signés. Il a exhorté les parties à urgemment recourir au dialogue pour parvenir à un règlement pacifique et négocié de la crise au Tchad.
Mercredi dernier, les rebelles tchadiens ont lancé une offensive contre les troupes gouvernementales dans l'est du Tchad, près de la frontière avec le Soudan.
Source: xinhua