Le Premier minsitre thaïlandais Samak Sundaravej a affirmé dimanche qu'il ne démissionnerait pas, bien que l'Alliance du peuple pour la démocratie (PAD) d'opposition assiège le bâtiment du gouvernement depuis vendredi dernier, alors qu'il avait légalement été élu Premier ministre.
"Je suis un Premier ministre légalement élu. Le leader du Parti démocratique d'opposition Abhisit Vejjjajiva est légal. Les leaders de cinq autres partis de la coalition gouvernementale sont également légaux ... Et alors pourquoi je vais démissionnner, c'est à cause des cinq leaders de la PAD?", a-t-il affirmé lors de son entretien hebdomataire télévisé par la chaîne de télévision NBT.
"Je ne sais pas comment mettre fin aux manifestations dans le pays. Et si je démissionne, il n'y aura pas des manifestations dans le pays ? Si je démissionne, et si j'organise un rassemblement massif pour assiéger le bâtiment du gouvernement et attaquer le nouveau Premier ministre, ils pourront mettre fin aux manifestations dans le pays ? Je ne sais pas comment les autres pays pensent à ceux qui se passent en Thaïlande", a commenté M. Samak.
Le ministre thaïlandais des Affaires étrangères Noppadon Pattama a écarté vendredi la possibilité de la démission du Premier ministre Samak, confronté ces derniers jours à une série de manifestations. Il a refuté la déclaration de l'ancien Premier ministre Chavalit Yongchaiyudh, qui a recommandé une démission de M. Samak pour régler l'actuelle crise politique.
"Le général Chavalit a le droit de faire ce genre de commentaire", a indiqué M. Pattama, ajoutant qu'il n'était pas d'accord avec lui, parce que le gouvernement a administré le pays pendant seulement quatre mois et a fait des efforts pour résoudre la difficulté économique.
Le gouvernement n'a fait rien de malhonnête ou de corrompu, il bénéficie du soutien d'une majorité d'électeurs et a la légitimité d'administrer le pays, a-t-il souligné.
L'actuelle crise politique a été provoqué par ceux qui ne respectent pas les règles démocratiques ou n'acceptent pas le gouvernement élu, a observé M. Pattama.
M. Chavalit, également ancien chef de l'armée thaïlandaise, avait estimé que "les manifestations pourront s'élargir et finir par les violences, à moins que le gouvernement ne prenne volontairement une position claire".
"Le Premier ministre (Samak) pourrait opter pour dissoudre son équipe et présenter sa démission afin de permettre au parti d'opposition de former une autre coalition gouvernementale", avait ajouté M. Chavalit.
Source: xinhua