Les dirigeants de l'Alliance de sept partis (ASP, au pouvoir) ont continué samedi leurs discussions sur les questions liées au 5e amendement de la Constitution intérimaire et au processus de paix du pays, sans toutefois parvenir à un consensus.
Ils ont convenu de se réunir de nouveau dimanche.
"Le Premier ministre Girija Prasad Koirala a demandé à la mission de l'ASP de discuter de tous les dossiers dans une ambiance détendue", a déclaré un reponsable népalais cité par le journal local The Himalayan Times.
Lors des discussions tenues à la résidence du Premier ministre à Baluwatar dans la capitale de Katmandou, les représentants politiques n'ont pas abordé le partage du pouvoir, a révélé le chef du Parti du congrès népalais (NC), Prakash Sharan Mahat. Il a indiqué que les dossiers sur la représentation des partis d'opposition dans le Conseil de la sécurité nationale et sur la réinsertion des combattants du Parti communiste népalais-Maoïste ( CPN-M) dans le gouvernement, devraient encore être débattus.
Aux dires de M. Mahat, le NC pourrait choisir d'être dans l'opposition après que le CPN-M et le Parti communiste népalais marxiste-léniniste unifié (CPN-UML) eurent insisté sur les " politiques mathématiques", alors que trois autres partis majeurs préconisent le principe de la simple majorité pour former et dissoudre le gouvernement.
"En tant que deuxième plus grand parti, le NC doit se voir accorder une option sur le partage du pouvoir à côté du CPN-M. Si le CPN-M n'accepte pas notre existence comme le numéro deux et refuse de nous donner la part appropriée, nous pourrions rester dans l'opposition", a fait savoir M. Mahat.
Lors des élections de l'Assemblée constituante en avril dernier, le CPN-M a été crédité de 220 sièges, devenant la première formation politique.
Source: xinhua